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    2017-2018 L'avoir lieu
    Sommaire
    Texte de cadrage
    Conférences
    TEXTE DE CADRAGE
    Kerry-Jane Wallart
    Avoir lieu : signalant l'irruption de l'événement, l'expression dit un enchevêtrement de temps et d'espace, et sans doute la difficulté qu'il y a à penser l'un sans l'autre. Pliées l'une sur l'autre, temporalité et spatialité convoquent le chronotope de Bakhtine et représentent des conventions très marquées dans l'histoire du roman, mais aussi du théâtre, de la poésie, de la nouvelle ; elles constituent surtout les coordonnées de nos points de vue empiriques. Plus que l'événement, ce qui a lieu fait irruption dans son irréductible matérialité, et met en lumière la singularité de la perspective d'où ce surgissement - fait divers ou moment historique, qui sont deux visages de l'accident - est vécu. Ce qui a lieu implique un spectateur, qui peut être un témoin, voire, un lecteur. Les embardées du réel que le sujet désigne impliquent aussi un écrivant ou un écrivain, prisme actif de la mise en forme. Ce qui a lieu, enfin, c'est aussi la langue anglaise elle-même, qui advient sous toutes les latitudes et longitudes, toujours un peu plus, sous des formes déformées et reformées, sinon réformées.
    En français comme en anglais, l'événement, qui est aussi celui de l'apparition de l'oeuvre, se dit par le biais d'une métaphore curieusement spatiale plutôt que temporelle - /to take place/, avoir lieu. On souhaiterait lire cette expression sur le mode de la catachrèse, en lui rendant ce qu'on n'y entend plus guère - son rapport à un lieu. Dans les deux cas, il semble que la possibilité de l'action humaine, et de l'autorité (/authority/ aussi bien que /authorship/) qu'elle pose, s'inscrive non seulement dans l'espace mais aussi dans l'appropriation (/take/, avoir). Il paraît d'autant plus approprié de penser cette assignation/inscription spatiale en ce début de 21ème siècle qu'on voit se dessiner, dans le champ théorique, à la fois des lignes de fuite diasporiques (/diaspora studies/, puisque Londres n'est plus tant la capitale culturelle et littéraire d'un pays qu'une ville-monde au carrefour de toutes les cultures) et un retour à un décor qui ne serait plus paysage, mais territoire débarrassé de la présence intrusive de l'homme (/ecopoetics/, /nature writing/ et /environmental studies/, dans le sillage d'une relecture, proposée notamment par Lawrence Buell, des Transcendantalistes américains). Avoir lieu, c'est aussi plus généralement le destin particulier de cette langue anglaise laquelle a, plus que toute autre, migré à travers le globe, par le jeu d'un projet impérial qui commence sous les yeux de Shakespeare et qui perdure dans ses effets en 2016, en passant par ces 18ème et 19ème siècles qui ont vu s'écrire foison de récits d'exploration et de description coloniales, en un mouvement centripète qui fonde et mine tout à la fois l'anglicité.

    Ce sujet permettra de scruter les rapports entre les arts, poussés par-delà leurs propres frontières, mais qui s'approprient également un nouvel espace de performance (notamment théâtrale et poétique, au sens strict) par ce biais de la transmédialité ; il pourra intéresser les chercheurs travaillant sur la temporalité et notamment sur les phénomènes de rythme, d'itération et de réitération, dans la mesure où la mémorialisation hante l'avoir-lieu, le reconduisant ou l'amenuisant (cf. Didi-Huberman et le non-lieu) ; il touche aux questions de genre, avec les espaces attribués à chaque sexe, et notamment au sexe féminin (le grenier, la cuisine, la maison - l'intime et le domestique), attribution qui va souvent de pair avec la confiscation de toute autorité. Il permet aux études américaines de repenser ce qui semble fondateur, et qui pourtant n'en finit pas de poser problème : le rapport au territoire "sauvage", qui n'est plus à cartographier au 21ème siècle et qui est aussi représenté comme - littéralement ou métaphoriquement - carcéral depuis le tout premier 19ème siècle. On pourra s'intéresser, dans le cadre des études du matérialisme culturel, à la façon dont, finalement, l'oeuvre n'a plus lieu, ou plus lieu de la même façon, depuis ce que Benjamin décrit comme l'ère de la reproductibilité de l'oeuvre d'art - à moins que ces interrogations ne replacent l'avoir lieu du côté de la réception, un autre chantier topique à l'heure d'une refonte radicale des circuits de transmission et de circulation des textes. On pourra aussi réfléchir à nouveau au rhizome de Deleuze, à la brisure de Derrida, à la modernité de Appadurai. Les concepts d'actualisation et de ritualisation mis sur le devant de la scène avec les /performance studies/ pourront être mis à contribution, tout comme les genres utopique et dystopique, ou encore le phénomène des littératures régionalistes. 

    CONFÉRENCES
    2016-2018

    Nous nous réjouissons de vous retrouver bientôt à l'occasion du séminaire général de VALE qui, comme vous le savez, portera cette année sur "L'avoir Lieu".
    calendrier : https://teamup.com/ks0a2a3829045730c0

    2017-06-01 ARP
    Marie Cordié Levy (Université de Paris Diderot) une séance conjointe Texte & image/ARP
    "De la micro analyse historique en photographie : enjeux de l'avoir lieu de l’autoportrait photographique"
    2017-05-18
    James Simpson (Harvard University)
    "The Theater Will not Take Place: Magic, Performance and Performativity in Late Medieval and Early Modern Theater."
    2017-04-20
    Peter Holbrook (University of Queensland)
    « On Naturalness in English literature »
    2017-03-02
    Catherine COQUIO
    la séance du laboratoire VALE organisé par ARTE: « "La mer n'est pas un lieu qu'on parcourt. Ce n’est pas une route“. (Un migrant dans Fuocoammare, par-delà Lampedusa de Gianfrancisco Rosi). »
    2016-12-01
    Séance de cadrage pour l’avoir lieu
    2016-11-03
    Séance de cadrage sur le sujet de réflexion qui nous occupera cette année et l'an prochain :" l'avoir lieu".