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    Alexis TADIÉ
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    Dans le cadre de l’appel à projets de l’Agence Nationale de la Recherche « Création », ce projet étudie les phénomènes de création, en particulier de création littéraire, en se fondant sur une approche à la fois rhétorique et historique. Il s’agit de comprendre la création en contexte, de situer cette notion dans des processus qui la définissent, la défendent, et qui aussi la mettent en doute. Plutôt que de présupposer une définition de la création, on se concentre sur une analyse de pratiques, d’enjeux et de discours autour de cette notion. Il apparaît alors, en particulier à l’époque moderne (XVIe-XVIIIe siècles) qui fait l’objet de l’enquête que nous menons, que le concept de création peut avantageusement se saisir dans un rapport conflictuel, fait de débats et de prises de position, d’arguments et de réponses, d’exemples et de réfutations. C’est pourquoi le projet que nous proposons se concentre sur le concept de dispute. Cette notion constitue une catégorie de la rhétorique (depuis le genre de la disputatio), elle appartient à l’histoire littéraire mais elle engage en outre une enquête sur les catégories des savoirs et sur les conditions même des débats. Ce travail tire profit de comparaisons, à l’époque moderne, entre les pratiques d’espaces culturels différents (centrées avant tout sur la France et l’Angleterre, mais étendue progressivement à l’Europe) ainsi que sur des disciplines différentes.
    On étudie les modes de fonctionnement des disputes autour de la création au travers d’une réflexion portant à la fois sur les principes rhétoriques, sur les façons dont les arguments circulent et sur les enjeux théoriques, philosophiques, scientifiques, voire économiques qu’elles impliquent. Le sous-titre de ce projet indique les différentes dimensions de l’enquête que nous proposons. En effet, la dispute peut prendre un caractère singulier, s’articuler autour d’un objet d’étude, d’un cas, entendu ici comme catégorie du Droit, et par extension comme principe de compréhension d’une partie de la création littéraire. Elle s’étend aussi, à des faisceaux de cas, à des questions de pratiques ou de genres, de définitions ou de remises en cause. La dispute se manifestera alors davantage sous l’espèce de la querelle, qui structure la vie littéraire française dans cette période, et peut-être aussi la vie culturelle anglaise. L’essor des querelles à l’époque révèle des enjeux plus vastes, des tensions qui dépassent la polémique autour d’une pratique ou d’un objet théorique, et qui relèvent des controverses. Quoique le terme renvoie le plus souvent à des questions religieuses, il est indéniable que dans la période ici envisagée les controverses scientifiques sont partie intégrante de l’espace général des débats. Les passages et les articulations entre ces différents domaines situent les enjeux de la réflexion que nous menons.