OVALE

La prochaine réunion d' OVALE se tiendra  le 21 février à Serpente, salle D  413, de 17h à 19h.

Nous aurons le plaisir d'écouter: 

Coralie Caujolle "That is all very fine in theory, that plan of forgetting whatever is painful, but it will be somewhat difficult for me, at least, to carry it into execution." Perte, oubli, et contrôle dans North and South de Gaskell. 
et
Laetitia Pasquet "Traces de la comédie dans quelques pièces anglaises contemporaines

 

Présentation du laboratoire

OVALE est un laboratoire commun de recherche pour et par les doctorants rattachés à l’équipe VALE. Le laboratoire a pour mission de conduire des recherches dans le double champ de la littérature et de l’esthétique, tout en coordonnant l’échange entre doctorants et en favorisant l’apprentissage du métier de chercheur.

Le laboratoire junior OVALE est placé sous la tutelle de l’équipe de recherche VALE mais les décisions scientifiques et organisationnelles sont prises par l’assemblée des doctorants rattachés au laboratoire junior.

Des réunions bimestrielles permettront aux doctorants de présenter leurs travaux, en lien avec le thème choisi pour l’année, aux membres d’OVALE.

Les statuts

CR de l’AG du 12 mai 2011

 

Membres du bureau

Mélody Enjoubault
melody_enjoubault@yahoo.fr

Sarah Montin
smontin@ens-lyon.fr

Anne-Florence Quaireau
af.quaireau@gmail.com

 

Thème de l’année 2011-2012 - La trace

« Un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver. »

(René Char, La parole en Archipel).

À l’occasion de la création du laboratoire OVALE, nous avons choisi de nous intéresser dans un premier temps à la notion de trace. Parallèlement à la réflexion menée par VALE sur « Écrire l’oral » qui se penche, entre autres, sur les traces de l’oral dans l’écrit, nous proposons de développer cet axe d’étude dans sa dimension orale, scripturale et picturale.

À la fois présence et absence, ou « présence dans l’absence » (RICŒUR), l’idée de trace frappe d’emblée par son caractère ambivalent, voire insaisissable. Parce qu’elle est essentiellement la matérialisation physique et/ou psychique du passé dans le présent, la dimension historique de la trace constituera une piste d’étude particulièrement féconde, de même que les concepts connexes, tels que la mémoire et l’oubli, le témoignage et le trauma.

Mais si l’on considère la trace d’un point de vue intertextuel (la « trace intertextuelle », RIFFATERRE), cette notion soulève également des questions de poétique. On pourra donc s’intéresser à la « littérature au second degré » (GENETTE), au palimpseste, à la réécriture, à la parodie ou aux mécanismes de l’influence dans la création artistique (« l’angoisse de l’influence », BLOOM).

C’est donc également dans une perspective herméneutique que l’on envisagera la trace comme indice, signifiant ou gratuit, laissé délibérément ou involontairement par l’écrivain dans son texte. La trace, étudiée comme fragment de ce qui a été entier, permet aussi de revenir sur le travail du critique, inévitablement engagé dans une interprétation des traces (le « paradigme indiciaire », GINSBURG). Ceci nous amènera à interroger les limites mêmes de cette approche linéaire qui privilégie une reconstruction métonymique (la partie pour le tout), voire parcellaire, du texte.

Enfin, on pourra se pencher sur les connotations morales de la trace, qu’elle soit souillure, salissure, tache (à l’image de The Human Stain de Philip Roth) ou, au contraire, qu’elle suggère une forme d’exemplarité (« suivre les traces de quelqu’un »). Si l’absence de trace peut signifier à la fois la virginité et le vide, qu’en est-il finalement de ce qui est « tracé » ?

 

BLOCH, Ernst. Traces. Paris : Gallimard, 1968.

COHEN, Claudine. La Méthode de Zadig, la trace, le fossile, la preuve. Paris : Seuil, 2011.

DERRIDA, Jacques. La Voix et le phénomène. Paris PUF, 1967.

DERRIDA, Jacques.L'Écriture et la différence. Paris : Seuil, 1967.

DERRIDA, Jacques. De la grammatologie. Paris : Minuit, 1967.

GENETTE, Gérard. Palimpsestes: la littérature au second degré. Paris: Editions du Seuil, 1982.

GINZBURG, Carlo. « Signes, traces, pistes, racines d'un paradigme de l'indice ». Paris : Le Débat, 1980.

GINZBURG, Carlo. Mythes, emblèmes, traces, morphologie et histoire. Paris : Verdier, 2010.

GINZBURG, Carlo.Le Fil et les traces, vrai faux fictif. Paris : Verdier, 2010.

KRISTEVA, Julia. Sèmiôtikè. Recherches sur une sémanalyse.  Paris : Seuil, coll. « Tel Quel», 1969.

RICOEUR, Paul. La mémoire, l’histoire, l’oubli. Paris : Seuil, 2000.

RIFFATERRE Michaël. La Production du texte. Paris : Seuil, 1979.

RIFATERRE, Michaël. Sémiotique de la poésie. Paris : Seuil, 1982.

SCHOR, Naomi. Lecture du détail. Paris: Nathan, 1994.

LIENS UTILES

ECOLE DOCTORALE IV - présentation

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